La banque française revoit à la baisse ses perspectives

La banque française revoit à la baisse ses perspectives

La Banque centrale française revoit à la baisse ses perspectives en raison de l’affaiblissement des échanges commerciaux et de la baisse des dépenses de consommation

La banque centrale française a assoupli ses perspectives de croissance économique mardi, la demande des partenaires commerciaux pour les exportations s’affaiblissant et les consommateurs épargnant des revenus supplémentaires plutôt que de les dépenser.

La Banque de France prévoyait que la deuxième économie de la zone euro connaîtrait une croissance de 1,3 % cette année et de 1,4 % l’an prochain, contre respectivement 1,4 % et 1,5 % en mars. Elle a maintenu ses prévisions pour 2021 à 1,4 %.

Le ralentissement de la croissance du commerce mondial avait assombri les perspectives depuis les dernières prévisions de la banque centrale, la demande de produits et services français étant nettement plus faible en Chine, en Allemagne et en Italie.

Pendant ce temps, les consommateurs épargnaient plus que prévu, car ils bénéficiaient de revenus supplémentaires provenant de mesures gouvernementales visant à accroître le pouvoir d’achat des ménages, a déclaré la banque centrale. [nL8N23521Y]

Confronté à des vagues hebdomadaires de protestations contre des politiques économiques considérées comme trop pro-entreprises, le président Emmanuel Macron a annoncé en décembre des concessions de plus de 10 milliards d’euros (11,3 milliards de dollars) pour améliorer les revenus des travailleurs et retraités les plus pauvres.

Il a ensuite promis en avril de réduire l’impôt sur le revenu de 5 milliards d’euros à partir de l’année prochaine, ce que la Banque de France n’a pas encore pris en compte dans ses prévisions.

La banque centrale a déclaré que les ménages avaient gaspillé environ les deux tiers des gains de revenu qui leur étaient déjà parvenus parce que les mesures visaient spécifiquement les pauvres, qui, selon elle, avaient moins tendance à dépenser que les riches.

Toutefois, au fil du temps, on s’attendait à ce que les ménages réduisent leur épargne et à ce que les gains de revenu alimentent des dépenses plus élevées à partir de l’an prochain.

patrick